Trouble de l'oralité
- alexandraluszczyk
- 28 janv.
- 3 min de lecture

L’OMS définit le trouble alimentaire pédiatrique (TAP) comme une prise alimentaire altérée, non adaptée à l’âge développemental de l’enfant. Il est associé à un dysfonctionnement médical (cardio-respiratoire, neurologique…), nutritionnel (dénutrition par exemple), d’habileté alimentaire (trouble de l’intégration sensorielle ou trouble oro-moteur par exemple) et / ou psychosocial (stress…).
Les troubles de l’oralité désignent des difficultés alimentaires inadaptées à l’âge de l’enfant, qui perdurent au-delà de deux semaines. Ils peuvent être associés à des causes médicales, nutritionnelles, à un retard dans l’acquisition des compétences alimentaires ou à des facteurs psychosociaux. On estime qu’ils concernent environ 20 à 25 % des nourrissons et des jeunes enfants.

Il n’est jamais trop tard pour demander de l’aide
À tout moment, vous pouvez faire appel à un professionnel, pour vous ou votre enfant. Plus un trouble de l’oralité est détecté tard, plus il peut être complexe à gérer.
Mais rassurez-vous : orthophonistes, psychologues, psychomotriciens, médecin traitant, PMI ( protection maternelle et infantile) ou diététiciens sont là pour vous accompagner avec bienveillance.
🍽️ Accompagner votre enfant pendant les repas : installation, apprentissages et autonomie
Le moment du repas est bien plus qu’un simple temps pour se nourrir. C’est une expérience d’apprentissage, de partage et de développement. Voici quelques repères pour vous aider à observer, ajuster et soutenir votre enfant durant cette étape essentielle de la vie quotidienne.
🪑 1. L’installation : une posture adaptée pour bien manger
Un bon positionnement favorise la concentration, la sécurité et l’autonomie pendant les repas.
Posture : Votre enfant est-il bien assis, le dos droit et soutenu ?
Appui des pieds : Ses pieds sont-ils en appui sur le sol ou un repose-pieds ? Un bon ancrage favorise la stabilité du tronc et de la tête.
Vision des aliments : Peut-il voir clairement ce qu’il y a dans son assiette et sur la table ?
Partage des repas : Prenez-vous les repas avec lui ? Manger ensemble est essentiel : en vous observant, votre enfant apprend les gestes, les rythmes, et développe le plaisir du repas partagé.
🧠 2. Les connaissances alimentaires : comprendre ce qu’il mange
Avant d’accepter un aliment, l’enfant a besoin de le reconnaître et de le comprendre. Cela fait partie de son apprentissage sensoriel.
Textures : Est-il capable de faire la différence entre un aliment dur, mou, croustillant, fondant ?
Formes : Reconnaît-il des formes différentes (lisse, granuleux, irrégulier…) ?
Température : Peut-il dire si un aliment est chaud ou froid ?
Identification : Peut-il nommer certains aliments dans son assiette ? Parler de ce qu’on mange aide à mieux l’accepter.
Présentez toujours les repas à votre enfant : ne cachez pas les aliments ni leur texture. L’honnêteté rassure l’enfant et l’aide à établir une relation de confiance avec l’alimentation.
Chaque étape du développement alimentaire est importante. N’hésitez pas à proposer des morceaux fondants dès que votre enfant est prêt. Cela favorise la mastication, stimule les capacités sensori-motrices de la bouche et enrichit son répertoire alimentaire.
✋ 3. L’autonomie : apprendre à faire seul, à son rythme
Devenir autonome pendant les repas se construit progressivement, avec votre soutien.
Utilisation des doigts : Votre enfant mange-t-il avec ses doigts ? C’est une étape naturelle pour découvrir les aliments.
Dès les premiers mois, il est essentiel de laisser votre enfant porter les objets (comme un hochet) à la bouche. Ces gestes l’aident à découvrir les sensations internes et externes de sa bouche, ce qui est fondamental pour le développement de l’alimentation.
Manger seul : Parvient-il à manger une partie de son repas sans aide ?
Utilisation des couverts : Est-il capable de tenir et utiliser une cuillère ou une fourchette ?
Le bon outil peut tout changer ! Pour les débuts de la diversification, une cuillère plate est souvent plus adaptée. Quand vous introduisez un nouvel ustensile, laissez votre enfant le manipuler librement. Il prendra ainsi le temps de s’y habituer à son rythme, sans pression.
Encouragez chaque petit progrès, sans pression. L’important est de respecter le rythme de votre enfant, dans un cadre rassurant et bienveillant.

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